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Cali Plates Personnaliser

Dry sift ou static sift

Mis à jour le 29 août 2026 · Cali Plates

En bref

Les deux séparent la résine du végétal sans eau ni solvant. Le dry sift trie par la taille, sur des tamis ; le static sift trie par la charge électrique, en finition. Le second donne moins de produit et coûte plus cher — ce qui ne le rend pas automatiquement meilleur pour toi.

La question revient dès qu'une boutique affiche les deux mots côte à côte, souvent avec un écart de prix important. La réponse courte : ce ne sont pas deux niveaux de gamme, ce sont deux gestes différents — et l'un s'applique fréquemment après l'autre.

La réponse en trois lignes

Ce que fait exactement le dry sift

La matière sèche est agitée ou frottée sur une succession de tamis. Les trichomes, plus petits et plus lourds que les fragments de feuille, traversent ; le végétal reste au-dessus. En descendant les mailles — 120, 90, 73, puis 45 microns — on obtient des fractions de plus en plus pures.

Fait C'est le chiffre en microns, et non le mot « dry sift », qui porte l'information. Un dry sift 120 µ contient nettement plus de matière végétale qu'un 73 µ : il sera plus vert, plus poussiéreux, moins cher. Un dry sift finement trié devient blond et sableux. Le détail maille par maille.

Ses limites sont mécaniques : un tamis sépare par calibre. Tout fragment végétal de la même taille qu'un trichome passe avec lui. C'est précisément ce résidu que la méthode suivante vise.

Ce que fait exactement le static sift

On exploite une différence de comportement électrostatique entre la résine et la matière végétale. Chargée, la résine se détache et vient adhérer à une surface ; le végétal, lui, ne suit pas. Le tri ne se fait donc plus sur la taille mais sur une autre propriété physique — ce qui explique qu'il attrape ce que le tamis laissait passer.

Deux conséquences directes. La première : le produit fini est très propre, très fin, souvent très clair. La seconde : les quantités sont faibles. On travaille une fraction déjà triée, et on n'en récupère qu'une part. La méthode en détail.

Le comparatif, ligne par ligne

Dry siftStatic sift
Principe du triPar la taille, sur tamisPar la charge électrostatique
Place dans la chaîneSéparation principaleFinition, après un tri
Eau ou solvantAucun, dans les deux cas
Ce qu'il retire bienLe gros du végétalLes résidus de même calibre que la résine
Sa limiteLaisse passer les débris finsNe produit rien à partir de rien : dépend du tri amont
Aspect typiqueSableux, du vert au blond selon la mailleTrès fin, très clair, poudreux
RendementCorrectFaible
Position de prixVariable selon la finesseHaut, et régulièrement le plus haut du rayon
DisponibilitéCouranteIrrégulière, par petits lots
Ce que le mot garantitRien : aucun des deux termes n'est contrôlé

Les positions de prix sont des ordres de grandeur constatés sur le marché français, pas des tarifs. Ce site ne publie aucun prix qu'il ne pratique pas et ne compare aucune boutique.

Principe de la séparation électrostatique : la résine chargée se détache et adhère à une surface, laissant la matière végétale derrière
La séparation électrostatique trie sur une autre propriété que la taille — c'est ce qui lui permet d'attraper ce que le tamis laisse passer.

Ce qui les rapproche plus qu'on ne le dit

Les deux méthodes sont mécaniques et sans solvant. Aucune n'ajoute quoi que ce soit au produit : elles retirent. Aucune ne modifie la composition en cannabinoïdes de la matière de départ — elles concentrent ce qui existait déjà. Et surtout, aucune ne rattrape une matière première médiocre : une résine ne peut pas être meilleure que la fleur dont elle vient. Un static sift réalisé sur une matière fatiguée donnera une poudre très propre et sans intérêt aromatique.

Et le frozen sift ?

C'est la troisième voie, et elle se compare surtout au dry sift : même principe de tamisage, mais conduit à froid. Les trichomes deviennent cassants et se détachent plus nettement au lieu de s'écraser sur les fibres. Le froid vise les arômes, là où le static vise la propreté. La méthode, le rendement et le prix, et l'ensemble des textures pour la vue d'ensemble.

Lequel choisir, concrètement

Ce que ni l'un ni l'autre ne garantit

Fait Ni « dry sift » ni « static sift » n'est un label contrôlé. Aucun organisme ne vérifie qu'une résine ainsi étiquetée a effectivement été produite de cette façon, et rien n'oblige un vendeur à préciser la maille. Ces mots décrivent une intention de fabrication, pas un résultat certifié.

Deux choses restent vérifiables, et ce sont les seules : la maille annoncée, qui se recoupe avec l'aspect du produit, et l'analyse du lot, qui seule établit la composition et la conformité. Un vendeur qui annonce une méthode rare sans fournir ni l'une ni l'autre te demande de le croire sur parole. Les sept critères disent quoi exiger, et la page légalité ce que la réglementation française impose au produit fini.

Questions fréquentes

Le static sift est-il meilleur que le dry sift ?
Il est plus pur, ce qui n'est pas la même chose que meilleur. Le static sift retire des résidus qu'un tamis laisse passer, mais il ne rattrape pas une matière première médiocre et n'apporte rien de plus en arômes. Selon ce que tu cherches — pureté, nez ou rapport qualité-prix — la réponse change.
Peut-on faire du static sift sans dry sift ?
En pratique, le static sift s'applique le plus souvent à une fraction déjà tamisée : c'est une méthode de finition. Les opposer comme deux procédés concurrents est un raccourci commercial ; ils se suivent bien plus souvent qu'ils ne s'excluent.
Pourquoi le static sift coûte-t-il si cher ?
Par le rendement. On travaille une matière déjà triée et on n'en récupère qu'une petite part, ce qui donne de très petits lots. Le surcoût est donc réel — ce qui ne signifie pas que tout produit étiqueté « static » le mérite.
Comment vérifier qu'une résine est vraiment un static sift ?
Tu ne le peux pas de façon certaine : aucun de ces termes n'est un label contrôlé et rien ne l'établit sur le produit fini. Ce qui se vérifie, c'est la cohérence entre la méthode annoncée, la maille annoncée, l'aspect du produit et l'analyse du lot fournie.
Dry sift, static sift, frozen sift : lequel a le plus de goût ?
Aucune des trois méthodes n'ajoute d'arôme ; elles en préservent plus ou moins. Le travail à froid du frozen sift vise explicitement la conservation des terpènes, tandis que le static sift vise la propreté du tri. À matière première égale, c'est donc du côté du frozen que se joue le nez.