Tout ce qui précède — texture, aspect, prix, nom du produit — reste de la présomption. L'analyse de laboratoire est la seule preuve. Encore faut-il savoir ce qu'on regarde.
Ce qu'est un certificat d'analyse
Fait Un certificat d'analyse — souvent appelé COA, pour certificate of analysis — est le rapport d'un laboratoire ayant mesuré la composition d'un échantillon prélevé sur un lot. Il porte au minimum : l'identification du lot, la date d'analyse, le laboratoire, la méthode, et les teneurs mesurées en cannabinoïdes.
Les cinq lignes à regarder
- Le numéro de lot. Il doit correspondre à celui imprimé sur le produit que vous avez en main. Une analyse « générique » sans correspondance de lot ne prouve rien sur votre plaque.
- La teneur en THC. Elle doit être au plus égale à 0,3 % pour le produit fini en France. C'est le point de conformité principal.
- La teneur en CBD. Elle décrit la concentration, pas la qualité : un taux élevé ne compense ni un mauvais tri, ni une matière première médiocre.
- La date. Une analyse doit être postérieure à la production du lot analysé. Un rapport plus ancien que le lot est un rapport d'un autre lot.
- Le laboratoire. Son nom doit être identifiable et vérifiable. Un rapport anonyme n'est pas un rapport.
Ce qu'une analyse ne dit pas
Un COA standard mesure des cannabinoïdes. Il ne dit rien, sauf analyse complémentaire explicitement demandée, sur les pesticides, les métaux lourds, les solvants résiduels ou la charge microbiologique. Si ces points comptent pour vous, ils doivent faire l'objet de lignes dédiées dans le rapport — leur absence n'est pas une garantie d'absence.
Un point de vigilance concret. Un certificat qui mentionne des molécules comme le HHC, le H4CBD, le THCP ou leurs dérivés décrit un produit qui n'est pas du CBD légal en France : ces cannabinoïdes semi-synthétiques ont été classés comme stupéfiants. Le nom commercial « cali plate » sur l'emballage n'y change rien.
Publier ou fournir l'analyse ?
Usage commercial Les pratiques diffèrent. Certaines boutiques publient les rapports complets en ligne ; d'autres les fournissent avec la commande, au motif que ces documents contiennent des informations commerciales confidentielles, notamment sur leurs fournisseurs. Les deux approches sont défendables — ce qui ne l'est pas, c'est de ne rien fournir du tout, ou de promettre des analyses qui n'arrivent jamais.
Un exemple de politique claire. Ma Plaquette publie la synthèse par lot (numéro, taux mesurés, laboratoire, date) et joint le certificat correspondant à chaque commande.
Voir la politique d'analysesConserver une plaque sans la dégrader
La résine se dégrade par trois voies : la lumière, la chaleur et l'air. Les gestes utiles sont simples et sans mystère :
- À l'abri de la lumière, dans un contenant opaque ou un emballage refermé.
- Au sec et au frais, à température stable — pas près d'une source de chaleur, pas au congélateur non plus, où la condensation à la sortie fait plus de mal que de bien.
- Contenant hermétique, pour limiter l'oxydation qui fonce la surface et fait perdre les arômes.
- Hors de portée des enfants et des animaux, systématiquement.
Une plaque bien conservée fonce lentement en surface : c'est de l'oxydation normale, pas un défaut de fabrication.
Ce que nous n'écrirons jamais
Les produits à base de chanvre CBD ne sont pas des médicaments. Ils ne soignent rien, ne traitent rien, ne préviennent rien — et aucune allégation de santé n'est autorisée pour ces produits. Vous ne trouverez donc sur ce site ni promesse d'effet, ni conseil de posologie, ni recommandation d'usage. Toute boutique qui vous en fait vous renseigne surtout sur son sérieux.